Quelques peintures anciennes sur la soie

Juste histoire de se donner une idée de ce que représente dans l’histoire de l’art la peinture exécutée sur la soie, je vous propose un très bref aperçu de quelques chefs-d’œuvres.

Jusqu’à la découverte du papier (bambou) au premier siècle, en Chine, on peint sur la soie.

 

    Peinture sur soie de Gu Kaizhi (344-406)

 

Les plus anciennes peintures sur soie (…) datent du IIIe siècle av. J.-C. L’une, conservée sur son support de soie, essentiellement au simple trait d’encre, manifeste une dextérité et une subtilité évidentes à évoquer un gentilhomme, vu de profil dans le vent, chevauchant un dragon qui porte sur sa queue une grue, l’oiseau de bon augure dans la Chine ancienne. La stylisation par la courbe tendue génère l’effet de mouvement qui convient à ce groupe peint sur ce qui semble une bannière funéraire. Le mouvement y est efficacement suggéré par les attitudes, légèrement déportées vers l’arrière, et par les accessoires flottant presque à l’horizontale. (Source Wikipédia).

 

   Gentilhomme chevauchant un dragon. Encre sur soie.
   Hunan. iiie siècle av. J.C. 37,5 × 28 cm. Musée provincial du Hunan.

   Une des plus fameuses pièces au monde : Portrait de cheval attribué à Han Gan, vers 740-760, dynastie Tang.
  Encre et couleurs sur soie 25 × 30 cm, Metropolitan Museum of Art.

 

En Chine, la soie existe depuis plus de 5000 ans.
L’usage de la soie est très longtemps réservé à l’empereur et, très vite, la soie s’emploie comme valeur monétaire.

 

 

   

   1 : Shanshui : Voyageurs parmi les torrents et les montagnes, Fan Kuan, vers 960-1031
   Song du Nord, rouleau vertical mural, encre et couleurs sur soie, 206,3 × 103,3 cm
   Musée national du palais,Taipei,République de Chine.
   2 :Bambou, Wen Tong (1018-1079), Song du Nord.
   Rouleau vertical, vers 1072, encre sur soie, 132,6 ×105,4 cm, Musée national du palais, Taipei.

   Pécheur en rivière de montagne,Xu Daoning, section d’un rouleau portatif, encre et couleur sur soie,dynastie Song, v. 1050
  48,9 x209,6 cm, Nelson-Atkins Museum of Art

 

Au Xe siècle, des paysages sur des rouleaux de soie enseignent sagesse et poésie. Tout un monde inspiré du réel, réinventé.

Rivières, fleurs, oiseaux… Pluies et brumes… Parfois seulement avec du noir : suggérés par le noir de l’encre et le blanc du support, vides et pleins dialoguent.

Le style libre des lettrés interprète la nature et veut capturer l’âme des choses, le style académique s’occupe des détails.

 

  Fleurs d’hibiscus, Li Di, 1197, Song du Sud, encre et couleurs sur soie, 25,2 ×25,5 cm.
  Tokyo, National Museum. 

 

Une expédition japonaise réussit vers 300 av. J.-C. à ramener du continent quelques œufs et quatre jeunes Chinoises qui devaient enseigner aux Japonaises l’art de la sériciculture. La sériciculture et ses techniques sont ultérieurement plus largement introduites au Japon à l’occasion d’échanges diplomatiques fréquents entre le viie et le viiie siècle.  (Source Wikipédia).

 

L’étoffe des empereurs était un secret absolu. On mourrait d’avoir voulu enfreindre cette règle. Néanmoins, la route de la soie devait tout de même nous l’apporter. Les européens en firent des vêtements et des tentures sans trop se soucier de son caractère artistique et des mille possibilités qu’elle offrait aux artistes.

 

La soie passera de Chine à l’Empire romain, la Grèce, la Perse et de Byzance gagnera l’Europe par l’Italie. 

 

Mais les tissus italiens sont extrêmement coûteux, autant en raison de la matière première que des coûts de fabrication. Les artisans italiens s’avéreront incapables de s’adapter aux nouvelles exigences de la mode française, qui réclame des étoffes plus légères et moins chères, essentiellement destinées aux vêtements, de sorte que la production passera progressivement aux mains de leurs voisins. 

En 1466, le roi Louis XI décide de développer une production nationale à Lyon, mais, face aux protestations des Lyonnais, il déplace finalement la fabrication à Tours. Celle-ci reste relativement marginale. L’objectif était à l’époque de réduire un commerce avec l’Italie qui causait chaque année l’exportation de 400 000 à 500 000 écus d’or. C’est sous François Ier, vers 1535, qu’est accordée une charte à deux commerçants, Étienne Turquet et Barthélemy Naris, pour développer la soierie à Lyon. En 1540, le roi accorde le monopole de la production de soie à la ville de Lyon. 

 

A l’Atelier, Nous avons consacré une journée à la découverte de la peinture sur la soie :

 

 

 

 

 

 

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